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Asari Korumai. Autiste. Artiste...?

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Bonjour et bienvenue ici, un petit espace privé-public à la portée de tous et à la compréhension d'aucun.

Je me présente ; Asari Korumai, 17 ans, jeune femme pictavienne d'origine gaelique.

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Asari

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Bonjour.




Je me nomme Asari. Je suis une jeune fille de 18 ans, née le 19 Février 1993, d'origine gaelique, russe & mongole. De taille moyenne, assez mince, j'ai la peau claire, des cheveux maintenant courts et noirs, et deux yeux homologués, approximativement en amande et gris-bleu-verts avec un cercle noisette autour de la pupille, dans un visage ovale aux pommettes hautes. Je suis de nationalité française, ouverte d'esprit et d'un style hésitant entre punk ; hippie ; gothique ; etc. Je n'aime pas les racistes, les dragueurs, les pédants, les désespérés, les kikoolols, les humains et les légumes. J'aime la viande crue, emmerder, dessiner, lire, écrire, la photographie, Alice In Wonderland, et aussi Le Petit Chaperon Rouge. Je suis écrivain et dessinatrice professionnelle, j'étudie également en autodidacte quelques disciplines parmi lesquelles la Physique Quantique et la Psychiatrie (avec un faible pour la Psychanalyse). Je suis têtue, gourmande, dispersée, curieuse, aimante, imaginative, et j'ai un sale caractère. On dit de moi que je suis intelligente, je ne sais si c'est vrai - le Q.I. n'a jamais rien prouvé - mais je me perçois comme différente, plus mature peut-être que les autres adolescents. J'ai de rares et précieuse qualités. Je suis gentille. J'aime aider mes amis. Je suis généreuse. J'avais bien dit rares... Je suis fiancée depuis le 28 mai 2010 à un jeune homme de 21 ans avec qui je vis à présent. Je l'avoue avec honte, je suis une grande fan des Sims. Stephen King est mon âme soeur littéraire...quoi que j'hésite avec Isaac Asimov. J'ai une longue expérience capillaire, étant donné que je me coupe les cheveux toute seule depuis quelques années. Je fume des Winston, bien qu'ayant arrêté pour le moment, et je bois, avec un faible pour le whisky - surtout le Jack. J'aime le noir, le blanc, le gris, le rouge-rose foncé, le garance. J'ai l'intention de me faire un labret centré, tout le pourtour des oreilles, deux piercings au sourcil droit et un piercing de surface dans l'aine. Niveau tatouages, deux phrases orneront l'intérieur de mes avant-bras ; Why so Serious ? à gauche, et pour la droite, Lucy in the Sky with Diamonds. Un visage bien particulier ornera mon épaule gauche, et sur mon épaule droite, l'Égypte, l'Irlande et le Japon seront réunis en un même coucher de soleil. Un dragon ondulera sur mon dos et deux entrelacs de lierre et de liserons serpenteront le long de mes chevilles respectivement gauche & droite. Et pour finir, je n'aurais plus jamais aucun risque d'oublier mon surnom... Je pèse 47 kg pour 1m65, et je fais du 90C. Qui je suis ? Une jeune fille tout ce qu'il y a de plus normal, à qui on a dit un jour qu'elle avait 160 de Q.I., à qui on a dit un jour qu'elle avait un réel talent pour l'écriture et le dessin...à qui on a dit un jour qu'elle avait la fibromyalgie et qu'elle ne guérirait jamais.
....................Puisque de toute manière, on peut tout trouver sur internet, autant tout balancer.
....................Alors, qui a tout lu ?






[Cet article est en expansion permanente.]



J'accepte toutes demandes d'ajout, de n'importe qui.
J'accepte tous les commentaires, et y réponds - la plupart du temps.
Ce qui ne veut pas dire que je suis votre 'pote'. Ou que j'aime votre blog.

Je n'accepte certainement pas les "Salut, on fait connaissance ?".
Et encore moins la drague - attendez-vous à des propos dévastateurs.
Je n'accepte pas la vulgarité - pas de cam to cam ou autre incongruité.
Si je vous repousse, ne m'insultez pas. Je pourrais le prendre mal.


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#Posté le mardi 27 juillet 2010 09:16

Modifié le dimanche 06 mars 2011 02:11

Le jour d'une vie.

Le jour d'une vie.
Photo - Nounou ; Asari.
Jeudi 20 Mai 2010.




Cette scène se passe au restaurant asiatique La Grande Muraille, à Poitiers (86). Ma soeur, mon père et moi venions de quitter ce cher juge pour enfants et étions donc en train de manger dans ce charmant endroit. Arwen, ma soeur, textote allègrement à mes côtés pendant que nous dégustons maintes plats délicieux. Puis, elle m'évoque rapidement son correspondant, dont j'ai déjà entendu le surnom : Nounou. Il semblerait qu'il vive à Poitiers. Puis, elle pousse un cri de joie. Il est en centre-ville. Quelques minutes, elle me montre un sms ; Je suis la silhouette noire devant le tatoueur (j'ai peur lol). Je tourne les yeux ; il y a en effet une tache noire à cent ou deux cent mètres, devant la boutique d'un tatoueur/pierceur. Ma soeur n'osant pas l'appeler, timide comme tout, je me suis empressée de crier son surnom au moment où il se levait, pour l'attirer vers nous. Il marche vers nous. Je vois sa silhouette entière, son visage, et au milieu du fracas qui gronde soudain en moi, la partie encore consciente de mon cerveau, le reptilien sûrement, enregistre ces termes : Homme blanc d'environ 170 cm, blanc, cheveux noirs et bouclés attachés en catogan, barbiche parsemée de poils roux, mal rasé, prédilection pour la couleur noire, environ 25 ans. Beau sourire, beaux yeux. Beau. Puis tout le système bugue. Il n'y a plus que ses traits, sa voix à l'intérieur de mon être. C'est comme une évidence qui noie mon être - Je l'aime. J'ai beau essayer de le nier quelques heures plus tard, ç'aura été gravé en quelques secondes au plus profond de mon coeur, qui n'appartiendra plus qu'à lui. Dans un brouillard noir - l'amour est noir, comme le voile qui passe devant les yeux avant l'évanouissement - je m'entends lui parler comme si de rien n'était. Tout est flou, et en même temps d'une acuité douloureuse. Un de ces moments immortels qui sautent à l'âme. Tout fut trop court comme si long. Plus qu'un coup de foudre, la rencontre d'âmes soeurs. Mais à l'époque, moi l'asociale qui n'a connu que le corps d'hommes ayant besoin de se vider, ne connaissais rien d'un véritable amour, réciproque. Comment croire à ces belles légendes de moitiés de pomme ? C'est pourquoi je fus persuadée, irrationnellement, que cette explosion, cette violente, douloureuse et extatique réaction en chaîne était à sens unique. Pourtant, je ne voyais dans ses iris enflammés que mon reflet enrobé d'une aura lumineuse, et je ne compris pas. Il ne resta plus que lui. Il engloutit une partie de mon Colonel Chinois, puis s'escamota en emportant un de mes nougats chinois. Et je suis restée seule avec le vide et le manque qu'il y a en moi quand il n'est pas là.

Alors, il était bon mon nougat ?

Premier message envoyé peu après. De retour à Châtellerault, petite ville vivante et pleine de bons sentiments - comme la violence ou l'intolérance, par exemple - je me sentais sans le moindre sens, la moindre existence. J'étais si pathétique, comme lointaine et dissociée, dans cette ville de joie et d'amour, de larmes et de haine. Puis il répondit. Un soleil embrasa mes sens d'un coup de tonnerre. Nous passâmes l'après-midi à nous chicaner la gueule comme deux Maternelle qui se taquinent parce qu'ils ne savent pas comment faire quand on aime quelqu'un. Fan de Justin Bieber ! Sosie de Claude François. Je ne décroche pas de mon portable de l'après-midi et ris toute seule. Je l'aime. La légère inquiétude - sur la raison de mon humeur lunatique - de ma soeur ne me frôle pas. Le soir arrive et, étendue nue dans le lit-bateau de mon foyer, de mon palais, celui qui m'emmène chaque nuit où je ne dors pas dans des univers merveilleux, oui, étendue lascive offerte et désirée sans le savoir, sur ma couche froide et rustre, si près de l'extérieur, de la douceur de la nuit et si loin de la douleur des couloirs du foyer, je lui parle encore, nos mots sont devenus plus tendres, je m'aperçois que c'est de pire en pire à chaque seconde, déjà je ne respire plus sans son odeur sentie une unique fois qui me semble déjà trop loin. J'envoie un message à ma soeur ; Est-ce que j'ai le droit de tomber amoureuse de Nounou ? Je n'ose lui dire que, avec ou sans permission, c'est déjà et mille fois trop tard. Il semblerait que lui aussi lui ait envoyé quelque chose du même genre, ai-je appris après.

Et elle me, non, nous mitraille d'insultes et de menaces. Si tu dragues ma soeur, je ne te parlerais plus jamais. Si il se passe quelque chose entre vous, adieu. ...Pourquoi, petite soeur ? En mon for intérieur, je me dis qu'il devait bien lui plaire, mais sept ans les séparent. Et ma soeur étant un coeur d'artichaut, je ne m'inquiète pas ; elle en retrouvera bien vite un (ce qui fut le cas). Il s'avéra qu'elle avait en effet un léger béguin pour lui... Tant pis. Je le garde, me dis-je. Il est de toute manière trop tard, elle aurait dû ne pas le faire venir au restaurant. Ce précieux restaurant qui d'un coup me tient énormément à coeur. Lui ? Ça le fait rire plus qu'autre chose, et il se dit qu'elle arrêtera vite de bouder. Je me range à son avis après une rude bataille entre mon coeur et ma raison, cette dernière plus que défaillante après ce midi. Et de fait, le lendemain, elle me pardonne généreusement.


Vendredi 21 Mai 2010.




Nous continuâmes à parler une bonne partie de la nuit, sous le flot de malveillance à notre égard de ma frangine devant sans nul doute avoir la rivière rouge. Sortie en ville, avec ma soeur, le lendemain après-midi. Elle se confie pour la première fois depuis longtemps. Son complexe d'infériorité envers moi, sa crainte de me voir lui "voler" tous ses meilleurs amis... Pour moi qui me suis toujours sentie inférieure à cette petite bombe de bientôt quatorze ans, gentille, intelligence, intéressante...c'est un choc. J'essaie de lui faire comprendre mon point de vue, je bougonne vaguement que je ne ferais rien avec Maxime (doux nom à l'oreille) sans la prévenir... Puis, réconciliées, nous nous quittons. En centre-ville, je m'ennuie. Je ne sais guère plus pourquoi j'ai suivi quelques amis rencontrés en route. Ils sont internes à mon ancien lycée, ils vont à la gare pour rentrer chez eux. Je parle un peu avec eux, puis ils partent au fur et à mesure. Il n'en reste plus qu'un, qui va bientôt partir à Poitiers. Je textote toujours à mon aimé qui ne le sait pas. Pourquoi suis-je en couple ? Un Wesh inintéressant avec qui je m'emmerde profondément. Il est nul au lit, imbécile... Mais amoureux. C'est la première fois que les rapports de force s'inversent, que quelqu'un m'aime sans que ce soit réciproque, moi l'habituée des amours malheureux où mon partenaire n'aime que mon derrière d'africaine. Je ne sais que faire de lui pourtant. Mais je me sens un peu moins seule... Mais sa jalousie m'énerve, sa stupidité me lasse, je n'ai même plus envie de voir son visage. Et mon amour pour ce preux chevalier découvert la veille balaie tout comme un tsunami et ce détail qu'est mon bouche-trou, car il faut bien avouer mon ignominie, ne compte pas dans tout cela. La prochaine fois que je le verrai, je lui dirais Adieu et basta. Il me demande ; Quand est-ce que nous nous reverrons ? Maxime, évidemment. Je lui réponds Quand tu veux. Maintenant ! Euh...

Le soir même, j'ai pourtant rendez-vous dans un squat avec une amie, et celui qu'elle espère attraper au lasso. Mais je m'emporte : Je vais le revoir ! Je vérifie l'heure des trains. Je peux aisément passer deux heures avec lui... Je ne fais ni une ni deux, j'attrape le prochain train avec mon ami. A l'arrivée, la peur qui ne me quittait pas me prend aux tripes. Et que va-t'il penser de moi ? Moi, le déchet, l'immorale, l'amorale, asociale sans foi ni loi, la laideur aux mots crus et douloureux, aux lèvres assassines, aux phrases qui font mal avec juste ce qu'il faut d'ironie ? L'ironie est mon arme. Le cynisme, ma science - l'humour noir, mes barrières. J'ai peur. Moi, je me soucie de l'opinion d'un autre. Moi ? Oui, c'est si rare et cela prête à rire, cependant on ne me la fait pas, ce n'est pas un humain normal ; c'est un Ange. Et même moi je peux aimer véritablement les humains, mais si vous saviez...! J'ai peur. Je sors de la gare, accompagnée. J'ai peur. Je le vois, à côté de la porte. Il est mirifique, mirobolant, dégringolant. Je me pâme. J'ai peur. Je me liquéfie en lieu et fait de pâmoison. Il me regarde, je ne veux pas lire ce que je lis sur son visage mais je suis foutue. Il m'a flingué d'une seule pensée, et l'expression qui est apparue n'est guère de la joie. Que faire ? Il doit être déçu, me trouver laide. Ses yeux, ses souvenirs l'ont trompé. Je voudrais fuir, mais ne peux bouger. Mon ami me dit au revoir, et son expression s'adoucit, devient plus tendre, tranquille. Il l'avait pris pour mon petit ami... Je l'embrasse sur la joue - il pique, j'aime ça. Je n'ai jamais aimé les poilus mais je ne pourrais me passer de sa toison. Je m'assois. J'ai toujours peur, je parle peu, je regarde le sol. Qu'il est beau ce sol... Je le lorgne du coin de l'oeil. Il est magnifique... Il a une bière à la main, il n'avait plus d'argent, il n'a que ça. Nous allons être obligés de la partager. Première gorgée ; je pense, comme une enfant amoureuse et stupidement béate : Baiser interposé. Mièvrerie ridicule. Je n'y puis rien. Un couple de ses amis arrivent. Je suis ivre de lui, je me dénoue, me détend, sa présence joue comme un alcool aphrodisiaque sur moi. Mais vient l'heure de partir. Je me lève, y vais à pas lents, sentant mon intégrité mentale s'autodétruire - quoi de plus illogique que de s'éloigner de votre source de vie ? Il prévient ses amis de son retour, me suis. Arrivés au quai, je plonge dans ses bras...à sa demande. Je m'y glisse profondément, c'est l'osmose. Mon corps épouse le sien à la perfection et je me sens vraiment complète à présent. J'ai la confirmation que ma place est ici. Puis, mon train n'est toujours pas arrivé, et sortent de sa bouche quelques mots...

Il me propose de rater ce maudit train, ce train maudit, ce train honni. De rester chez lui ce soir. Extatique, telle fut ma réaction intérieure. Mais... Et Justine, et Dimitri...? Je ne peux donc pas, je renâcle, mais il insiste et mes barrières fondent. Allez au Diable ! Elle se passera de moi, et cela lui permettra de serrer ce mec dont elle me saoule.

J'accepte avec une circonspection apparente, mais au fond, j'exulte.
Nous sortons de la gare ; les compagnons ? Disparus. Soit. Oh, c'est bête ils sont partis... Mais je suis ravie. Nous marchons lentement, échangeant quelques mots, vers l'arrêt de bus. En chemin, nos mains se frôlent, mon coeur est sur le point d'exploser. Arrivés à cet arrêt, nous nous asseyons, et, ô émotion ultime, nos mains se retrouvent enlacées sans savoir comment. Le bus arrive trop vite. Je pense avec tristesse qu'il va se séparer de l'étreinte de mes doigts moites mais il n'en est rien. Le trajet est bien trop court. Enfin, nous arrivons chez lui ; je me sens mourir. Nous montons. Je me retrouve à nouveau dans ses bras, l'instant est solennel. Puis, tout se précipite, je vois dans ses yeux le même désir que dans les miens, et nos bouches se fondent. Le paradis est à ma portée, enfin. Quant à la suite...
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#Posté le vendredi 13 août 2010 11:43

Modifié le jeudi 27 janvier 2011 06:20

Politico correct - Tout est affaire de culture.

Politico correct - Tout est affaire de culture.
Photo - Google ; Tatu.
Classification -

• Homosexuel.
• Bisexuel.
• Hétérosexuel.



Génocide -



C'est trucider bien des personnes non incluses dans cette ô combien basique classification. Ceux qui n'y sont point, n'existent point. Comment n'être ni bisexuel, ni hétérosexuel, ni homosexuel ? Candides enfants. Pourquoi tout classer au prix de la merveilleuse diversité humaine ? Il n'y a même point une homosexualité semblable pour tous les gays & lesbiennes, point d'hétérosexualité sans déviance, et deux bisexuels ne le sont point de la même manière. Il existe bien de nombreuses manières d'aimer. Seuls les moutons bêlent en coeur, et les humains se doivent de ne point aimer de semblable manière. Tout cela rien que pour énerver les hommes mal baisés que sont les hétérosexuels homophobes...

Réalité -

• Homosexuel exclusif.
• Homosexuel capable de tomber amoureux de personnes du sexe opposé.
• Bisexuel & variations ; polyamoureux ; trisexuels, etc.
• Hétérosexuel capable de tomber amoureux de personnes du même sexe.
• Hétérosexuel exclusif.





« Les hétéros sont juste des homos mal baisés. »
Merci au cousin d'Allie.


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#Posté le dimanche 22 août 2010 14:25

Modifié le jeudi 27 janvier 2011 06:22


Photo - Google ; Pluie.

Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerais.
• Comment vous dire que je vous déteste ?






J'aimerais tous vous voir brûler à petit feu ; voir vos corps se décomposer en sable gris, voir vos cendres volatiles tourbillonner dans le ciel noir, au dessus du four dans lequel vous hurlez. Entendre vos voix rauques et grinçantes devenir huileuses lorsque votre gorge écorchée se remplira de sang, puis devenir rapeuses et maigres lorsque sous la chaleur de votre douleur, il s'assèchera. Hurlez, je vous en prie, mes agneaux. Sentez votre chair se flétrir et se retourner, brûler délicieusement et humez cette odeur de porc grillé à point. Puis elle se carbonisera, exposant vos os, et vous ne pourrez même plus exprimer votre horreur indicible. Un magifique squelette qui avant couvait sous vos muscles se découvrira inpudiquement et les derniers relents de graisse poisseuse tacheront l'atmosphère. Vous sentez cette exaltation malsaine et fébrile qui s'empare de vous ? Tout cela, c'est la vieillesse. Exquise morte putréfaction si lente et rapide...

Photo - Irvin ; Châtellerault.

Il était une fois un monde enchanté où les fleurs dansaient et où... STOP.

Un tel monde n'existe pas ; sortez-vous ces sornettes de serpents à sonnette de la tête. Le monde est crade et les contes aussi. A la fin du Petit Chaperon Rouge, le loup est impuni et la petite et sa grand-mère digérés. La Belle au Bois Dormant est un cadavre qui ne pourrit pas, Blanche-Neige s'offre des Gang-Bang à huit, Cendrillon est une prostituée et le Prince Charmant un arriviste. Belle est zoophile, Padmé pédophile, où va le monde si personne ne voit les belles histoires sous leur véritable jour bien macabre ? Ouvrez les yeux, ôtes ces bandeaux et ces lunettes noires qui obstruent votre clairvoyance. Vous humez cette odeur de pourriture autour de vous ? C'est votre monde, le monde que vous avez porté, que vous avez fait naître... Votre monde, celui que vous avez créé. N'est-il pas beau votre enfant ? Tous vos contes de fées ne sont que peintures pour cacher la boue, et si on gratte un peu, elle s'évade en couches nauséabondes. Vos belles histoires ne sont que des poudres aux yeux, et si vos fils et vos filles vous haïssent arrivés à l'adolescente, c'est que cette poudre est retombée. Le rose est laid, les fleurs se décomposent sous vos doigts, les arbres se recroquevillent et meurent, la vie même vous fuit, et on dit que les vampires ne sont que fiction ? Trêve de balivernes. Vous êtes des denrées périssables et périmées, et la Terre votre Mère devrait vous jeter, seule à aimer...

• Que je crève... Mais comment vous dire que je vous hais ?...
• Je vous honnis vous vomis, crachas immonde maudite humanité.



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#Posté le samedi 28 août 2010 08:41

Modifié le jeudi 27 janvier 2011 13:12

Nous sommes en Août et j'ai froid ; enfin, nous sommes en Septembre à présent.

Nous sommes en Août et j'ai froid ; enfin, nous sommes en Septembre à présent.
Photo - Whisky ; Rose.

Pourquoi fait-il si froid ? J'ai l'impression qu'il neige à l'intérieur de mon appartement. Je me recroqueville sous mes draps ; nous sommes en Août et j'ai froid ; enfin, nous sommes en Septembre à présent. Le temps passe si vite à présent. J'ai 27 ans, et à la trentaine tout s'accélère. Je grelotte. Pourquoi mes couvertures me paraissent si légères ? Je regarde ; que font-elles sous moi ? Je m'en étais pourtant recouverte. Mais pourquoi fait-il si froid ? Je me lève d'un geste fluide ; c'est fou comme je me sens légère. Le miroir en face de mon lit reflète une femme si pâle qu'elle en parait transparente. Il fait si froid...! Je marche vers la fenêtre ; elle est ouverte. Un beau soleil règne dans le ciel bleu. Les éboueurs passent en bas de chez moi, ramassent les poubelles, il n'y en a point de moi, ça fait longtemps que je ne mange plus. Mais à mon nez encore sensible malgré le froid montent les odeurs puanteresses des ordures chauffées par le globe brûlant. Il fait froid... Mes poils se hérissent. Je me sens légère. Sur la vitre transparente ne transparait aucun reflet. Une faim grouille dans mes entrailles, à moins que ce ne soit les asticots. Cet appartement a comme une odeur fétide de transpiration et de purulation vénéneuse.

J'ai si froid... On frappe à la porte. Je la regarde d'un air interrogateur. Ne cherchez pas... Je ne peux point vous ouvrir. Ils tambourinent de plus en plus fort, et j'ai toujours froid. Des voix se font entendre. des coups, plus violents, un cri. La porte cède. Ils entrent en glapissant lorsque l'odeur leur tient les naseaux. L'un des policiers vomit. Ils se dirigent vers moi, certains tremblent, ils se bouchent le nez et grognent. Celui qui semble le plus haut gradé se penche vers mon corps étendu sur le lit, alors que je nous regarde, étrange couple, en souriant fragilement.
Elle est morte depuis un moment, dit-il. Il fait si bon d'un coup, et la neige ne semble plus n'être qu'un mauvais rêve alors que l'on embarque mon cadavre.


Asari ©
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#Posté le jeudi 02 septembre 2010 12:04

Modifié le jeudi 27 janvier 2011 06:25

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